Au terme d’un match à la fois excitant, décousu et riche en retournements de situations, le Paris Basket s’offre le scalp de la Chorale de Roanne, l’actuel coleader de Pro A avec Nancy.
La rencontre part sur de bonnes bases au 1er quart avec d’entrée de jeu la Chorale qui pose sa patte sur la rencontre et fait la course en tête grâce entre autre à un Pape Badiane de gala : 10pts à 100% aux tirs. Le PBR profite de la tout fin de quart pour recoller à 3pts 23-26.
Changement de physionnomie au 2ème et 3ème quart ou le match devient beaucoup plus défensif, 29 à 23 en cumulé sur ces deux quarts en faveur de Paris qui va demarrer le dernier quart avec 3pts d’avance 52-49.
L’équipe de Jean-Denis Choulet profite du début du dernier quart-temps pour passer aux parisiens un 10-0 et amener le score à 52-59. -7 pour les joueurs d’Elias Zouros et cinq minutes encore à jouer. La Chorale parvient à maintenir l’écart et l’on se dit que la victoire ne peut lui échapper, mais c’est sans compter sur Vladimir Petrovic et TJ Parker qui scorent à 3pts pour ramener les leurs à 66-69, puis à nouveau à TJ de s’illustrer avec 3 lancer-francs à tirer à 20 secondes du buzzer. Son bras ne tremble pas et il les marque. La dernière tentative roannaise ne donne rien et l’on a donc droit à une prolongation.
Là encore on pense que Roanne va faire la différence, mais le PBr s’accroche, reste sur ses basques et finalement c’est Vladimir Petrovic qui offre la victoire à ses couleurs sur deux derniers lancer-francs, domaine où les parisiens font un joli 18/22.
Du côté des joueurs, gros match donc de Vladimir Petrovic qui cumule 25pts, 5rbs, 3pds et 2ints, de Larry Stewart crédité de 17pts, 14rbs, 5pds et 1int et de Kris Morlende (12pts, 6rbs, 7pds) qui a bien assuré en l’absence de Donald Copeland blessé au genou et dont la saison semble terminée. Pour les roannais, le duo Spencer/Salyers (43pts, 12rbs, 9pds) pensa longtemps faire gagner son équipe, mais le match sans relief de Marc-Antoine Pellin et surtout son adresse suspecte (3-10) rendirent la mission bien délicate.
A noter aussi que l’action du match est une claquette-dunk venu d’ailleurs de Marc Salyers, mais qui est finalement (injustement ?) refusée par les arbitres estimant que "Mad Marc" s’est accroché au panier après l’avoir exécuté. Dommage...
Belle victoire donc pour le PBR qui retrouve là un peu de confiance et récolte les fruits de son travail après deux derniers matchs où l’équipe avait bien joué mais perdue.
Dans l’autre rencontre de la soirée, Strasbourg qui revient fort est allé s’imposer au Havre 69-57 dans le sillage d’un bon Chuck Eidson auteur de 20pts, 6rbs, 5pds et 2ints, bien secondé par Aerick Sanders (10pts, 10rbs, 2cts, 1pd, 1int). En face, un seul joueur scora plus de 8pts, John Cox qui fut bien trop esseulé pour rivaliser ce soir avec la SIG en attaque.